L’adaptation du corps à l’altitude

La montée en altitude, qui mène à l'hypoxie, affecte notre organisme et donc nos capacités. Voici comment le corps compense cet effet.


Pour mieux comprendre le phénomène, il est important de rappeler que le dioxygène dans l’air que nous respirons, permet d’oxygéner nos cellules par la circulation sanguine et donc de faire fonctionner notre corps.

L’altitude entraine une diminution de la pression atmosphérique et donc de la teneur de l’air en oxygène. Cela entraine une baisse du taux d’oxygénation sanguine et à pour effet l’hypoxie.

Quels sont les effets de l’hypoxie sur l’organisme ?
Poumons : Difficulté du transport de l’oxygène
Cœur : Augmentation du battement cardiaque
Vaisseaux : Dilatation des vaisseaux et moins de sang aux extrémités
Muscles : Moins d’oxygène donc les capacités sont moins performantes
Cerveau : Irrigation moins bonne du sang
Plus l’oxygène se raréfie et plus il est nécessaire de respirer de gros volumes d’air afin d’obtenir la même quantité d’oxygène. Le corps va alors augmenter sa ventilation et sa fréquence cardiaque pour ainsi accélérer le transport d’oxygène - par l’hémoglobine - dans le sang en direction des organes.
Quels sont les effets de l’hypoxie sur nos capacités ?

à 0 m : Aucun effet, l’homme s’est habitué à supporter la pression de ce matelas gazeux.

à 1 000 m : Effet ressenti sur les performances maximums.

à 2 000 m : Effet ressenti à l’effort, la pression s’est alors abaissé de 22%.

à 3 500 m : Effet ressenti même au repos.

à 4 000 m : Abaissement de la pression de 40%.

à 5 750 m : Abaissement de 50% par rapport au niveau de la mer, l’homme ne peut vivre de façon permanente.
Quels sont les adaptations du corps à l’altitude ?

A court terme (24h) : Diminution du volume du plasma

A moyen terme (2 semaines) : Augmentation du nombre de globules rouges – polyglobulie – afin d’améliorer le taux d’oxygénation et entrainant par conséquence une augmentation de la viscosité du sang.

Les habitants des très hautes altitudes, comme au Tibet ou dans certaines parties des Andes, ont quant à eux développé dans leur organisme une capacité unique à y survivre. Une poitrine plus large, des poumons plus vastes, 20% de sang en plus, 60% d’hémoglobine en plus ou encore un coeur 1/5ème plus gros que celui des habitants des plaines, sont quelques critères de leur évolution.

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